TOUSSAINT
La Toussaint est une fête catholique, célébrée le 1er novembre, au cours de laquelle l'Église catholique romaine honore tous les saints, connus et inconnus. La Toussaint précède d'un jour la Commémoration des fidèles défunts, dont la solennité a été officiellement fixée au 2 novembre, deux siècles après la création de la Toussaint.
Cette fête se fonde sur des textes bibliques comme, entre autres, l'Apocalypse de saint Jean (Apoc., 7,2-14), la première lettre de saint Jean (ch.3) et l'évangile selon saint Mathieu (ch 5, 1-12).
Elle est dédiée à Tous les Saints. «Cette célébration groupe non seulement tous les saints canonisés, c’est-à-dire ceux dont l’Église assure, en engageant son autorité, qu’ils sont dans la Gloire de Dieu, mais aussi tous ceux qui, en fait et les plus nombreux, sont dans la béatitude divine» (Dom Robert Le Gall). Il s'agit donc de toutes les personnes, canonisées ou non, qui ont été sanctifiées par l'exercice de la charité, l'accueil de la miséricorde et le don de la grâce divine. Cette fête rappelle donc à tous les fidèles, la vocation universelle à la sainteté.
Elle ne doit pas être confondue avec la Commémoration des fidèles défunts, fêtée le lendemain. Cependant, du fait qu'en France, le 1er novembre, jour de la Toussaint, est un jour férié, l'usage est établi de commémorer les morts ce jour au lieu du 2 novembre, comme le témoigne la tradition multi-séculaire de chandelles et bougies allumées dans les cimetières et, depuis le XIXe siècle et le fleurissement, avec des chrysanthèmes, des tombes à la Toussaint (évènement particulièrement bien représenté dans le tableau "La Toussaint" du peintre Émile Friant) ; ces deux gestes symbolisant la vie heureuse après la mort.
lls sont nombreux les bienheureux qui n'ont jamais fait parler d'eux
et qui n'ont pas laissé d'image.
Tous ceux qui ont depuis les âges aimé sans cesse
et de leur mieux autant leurs frères que Dieu.
Ceux dont on ne dit pas un mot, ces bienheureux de l'humble classe,
ceux qui n'ont pas fait de miracle.
Ceux qui n'ont jamais eu d'extase
et qui n'ont laissé d'autre trace qu'un coin de terre ou un berceau.
Ils sont nombreux ces gens de rien,
ces bienheureux du quotidien qui n'entreront pas dans l'Histoire,
ceux qui ont travaillé sans gloire
et qui se sont usé les mains à pétrir, à gagner le pain.
Ils ont leur nom sur tant de pierres et quelquefois dans nos prières.
Mais ils sont dans le cœur de Dieu.
Et quand l'un d'eux quitte la Terre pour gagner la maison du Père,
une étoile naît dans les cieux.
Robert LEBEL